La CIASE

POURQUOI IL FAUT EN PARLER…

Dans son tour de France, la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Eglise s’est arrêtée mardi 3 mardi à Orléans. La soirée a été l’occasion de rappeler que la CIASE a été instituée par la Conférence des Evêques il y a un an déjà. 4 500 auditions ont été enregistrées, 5 fois moins important que dans les autres pays. Cela laisse supposer que la parole a du mal à se libérer en France où se débat la notion de consentement. Un rapport est attendu en 2021 qui devra aider à analyser, comprendre et prévenir la pédocriminalité. Cela a aussi été occasion d’entendre les poignants témoignages de victimes dans le diocèse. Et de répéter que d’en parler n’est ni « balancer » ni « remuer le couteau dans la plaie ». En parler est constitutif du soin du traumatisme (de la victime et de ses descendants) et possibilité offerte de protéger de nouvelles victimes et le prédateur contre lui-même. UN PROTOCOLE ANONYME EXISTE, IL FAUT SAISIR LA CIASE si vous connaissez quelqu’un qui a été abusé, même s’il y a prescription (30 ans après majorité de la victime)  ou qui est abusé à ce jour, ou que vous pensez abusé (il y aura enquête avant toute accusation pénale bien sûr). Il y a obligation de la loi à porter assistance à personne en danger !